
Électronique
Deux motifs très différents amènent un instrument à l'établi pour son électronique.
Le premier, c'est la panne : ça grésille, ça coupe, ça souffle, un bouton ne fait plus rien. Le second n'a rien de cassé — c'est l'envie d'un son que l'instrument ne donne pas d'origine.
Les deux se traitent ici.
Les pannes courantes

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Jack qui grésille ou qui coupe — soudure fatiguée, embase desserrée, contact usé
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Potentiomètre qui crache quand on le tourne, ou qui ne répond plus
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Sélecteur capricieux — positions mortes, craquements au passage
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Souffle ou bourdonnement permanent, qui s'aggrave quand on lâche les cordes
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Soudures froides et faux contacts, souvent invisibles à l'œil
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Problème de masse — la cause la plus fréquente des bruits inexpliqués
Une panne électronique se répare presque toujours. Il est très rare qu'il faille tout remplacer.
Changement de micros
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Simples bobinages, doubles, P90, micros de basse. Le choix se fait ensemble, en fonction du son que vous cherchez et de ce que l'instrument peut donner — un micro haut de gamme sur un instrument mal réglé ne réglera rien.
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La pose comprend le réglage de la hauteur des micros, qui conditionne autant le rendu que le micro lui-même : trop près des cordes, il écrase le sustain et fausse l'intonation.

Modifications et câblages sur mesure

C'est là qu'on peut vraiment transformer un instrument :
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Split de humbucker — par bouton tirette ou par interrupteur
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Câblage série / parallèle, inversion de phase
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Changement des valeurs de potentiomètres — 250 kΩ, 500 kΩ, courbe log ou linéaire
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Condensateur de tonalité — un composant à quelques euros qui change beaucoup
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Câblages historiques, type années 50
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Blindage de cavité — peinture conductrice ou feuillard de cuivre, contre les parasites d'éclairage et d'écran
Sur beaucoup d'instruments de milieu de gamme, reprendre l'électronique est l'intervention qui change le plus le son pour le moins d'argent.
Instruments électro-acoustiques
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Amplifier une guitare acoustique est un travail à part : l'enjeu n'est pas de la rendre audible, mais de faire entendre son timbre — le sien, pas celui du capteur.
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Piézo sous sillet, micro de rosace amovible, capteur collé sous la table, micro interne en double source : chaque système a sa logique, et le choix se fait selon l'instrument et selon votre façon de jouer. J'installe et je remplace également les préamplis, encastrés en éclisse — la découpe est irréversible, on en parle avant — ou montés à l'intérieur sans rien de visible, puis je règle l'égaliseur et le niveau de sortie une fois le système en place.
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Côté pannes, un son qui coupe ou grésille vient presque toujours de l'embase jack d'attache-courroie et non du capteur, et une corde qui ressort plus fort que les autres se corrige au sillet plutôt qu'à l'égaliseur. Larsen dès qu'on monte le volume, boîtier de pile cassé ou inaccessible, bruit de manipulation : ça se traite aussi.
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Un point important : le réglage acoustique passe avant l'électronique. Un sillet mal ajusté ruine l'équilibre du meilleur capteur du marché.

Tarifs

Sur devis
Une intervention électronique va du changement de jack en vingt minutes à la refonte complète d'un circuit. Le tarif se fixe après avoir ouvert l'instrument et compris ce qui se passe — c'est plus honnête qu'un forfait qui serait forcément trop cher pour les uns et trop juste pour les autres.
Les composants et les micros sont facturés en plus de la main-d'œuvre.
